
Je suis le chemin, la vérité, la vie
nous dit Jésus
L'édito du 18 octobre
Distinguer pour mieux unir !
Les paroles de Jésus que nous entendons ce dimanche : « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » ont marqué le cours de l’histoire, en nous aidant à distinguer le spirituel et le temporel, l’Église et l’État.
Pourtant, force est de constater que la tentation est souvent grande de mélanger les deux : l’histoire nous l’a souvent montré.
A l’époque du Christ, l’Empereur se faisait vénérer comme un dieu, et lui obéir était un culte. Les dictateurs de tout temps ont essayé de s’emparer non seulement de l’argent ou des biens de leurs sujets, mais aussi de leur âme, en limitant la possibilité d’exprimer leur liberté de religion et de conscience, ou en s’en prenant à la dignité de l’homme, créé à l’image de Dieu.
Aujourd’hui encore, la laïcité scandée par beaucoup s’apparente parfois au rejet de Dieu, et par conséquent au rejet de la dignité de la personne humaine comme l’avait rappelé le Pape François dans son encyclique, « Tous frères ». Le pape Léon a aussi eu des paroles fortes, à l’occasion de sa venue en France, et rappelait lors de son discours à l’Élysée :
« Une juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation, mais à travailler pour que l’État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun, pour que le monde ait la vie. »
Les catholiques, forts de leur obéissance à l’État, de leur participation au bien commun, du respect des institutions, comme le Christ nous l’a enseigné, se doivent aussi de rappeler que ce qui est à Dieu doit lui revenir. Là où les droits de Dieu ne sont pas reconnus, les droits de l’homme viennent à disparaître. Soyons confiants, joyeux et actifs dans la manière d’y contribuer chacun à notre place. Bonne semaine !
Don Etienne Guillot
Prochainement...







